Les tests
effectués avec 63 personnes aveugles ou malvoyantes sur
l’ensemble des sept sites (4 à Paris et 3 à Lyon)
ont concerné 311 traversées élémentaires
(voie x sens).
Il résulte de cette expérimentation que :
· 95 % des traversées ont
été entamées au vert piéton, 5 % l'ont
été au rouge piéton (6 % dans le cas de signaux
proches et 3 % dans le cas de signaux isolés ou synchrones) ;
· 82 % des traversées au vert
piéton se font au cours du premier vert disponible et 18 % des
traversées au vert ont nécessité l’attente
du 2ème vert piéton, voire plus (nous précisons
que pour 7 % des cas, le feu à l’arrivée
étant vert, l’attente du vert suivant peut
également être interprétée comme un signe de
prudence : il est en effet préconisé par les instructeurs
de locomotion d'attendre un cycle complet avant d'entamer sa
traversée dans le cas d'une arrivée au vert piéton
sur un passage piéton) ;
· du point de vue des évaluateurs, il
existe un soupçon de confusion des signaux pour 20 % des
traversées à signaux proches
Le résultat des
interviews fait globalement état d’un niveau
d’acceptabilité positif puisque parmi les participants aux
tests :
· 75 % estiment que l’émission du signal sonore permet de traverser au bon moment ;
· 89 % trouvent le principe de fonctionnement
facile à comprendre et 73 % affirment que ce principe leur
convient ; d’autre part, 81 % apprécient
l’indication du nom de la rue.
· 98 % estiment que le système est utile même si 5 % le jugent inutile pour eux ;
· 32 % sont très satisfaits du
système, 16 % en sont satisfaits, 43 % affirment en être
moyennement satisfaits et 8 % n’en sont pas satisfaits du tout (2
% n'ont pas d'avis à ce sujet).
Cependant, ces résultats peuvent largement varier selon les
sites et l’acceptabilité des répétiteurs
sonores des sites parisiens apparaît meilleure qu’à
Lyon.
Pour ce qui concerne la qualité d’audition des signaux,
environ la moitié des participants a émis des
réserves à son propos : de grandes difficultés
sont éprouvées du fait des différences de niveaux
sonores ressenties ou avérées entre les divers signaux
diffusés (sonorités/messages parlés ou entre
plusieurs messages parlés) mais aussi dans des cas de
circulation intense ou de bruits ambiants importants (dans le cadre de
l’expérimentation, l’asservissement au bruit ambiant
n’a pas été utilisé). Dans ces conditions,
près de la moitié des participants affirme avoir ressenti
un risque de confusion entre les différents signaux,
généralement sur les îlots. Pour de multiples
raisons (techniques, bruit ambiant, problèmes auditifs des
candidats…), le niveau sonore adéquat pour la diffusion
des signaux semble difficile à atteindre, il s’agit
cependant d’un facteur essentiel de la compréhension du
contenu des messages diffusés et de leur non-confusion dans les
cas d’émission de messages en simultané sur un
même carrefour.