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Évaluation du SDIR : les enquêtes auprès des usagers


Dans le cadre de l’évaluation du Schéma Directeur de l’Information Routière (SDIR), la DSCR a confié à la société ALGOE et à la ZELT, ainsi qu’à un groupe d’experts, la réalisation de divers travaux visant à établir un état des lieux du déploiement du SDIR. Parmi les travaux qui incombaient à la ZELT, figurait la réalisation et l’exploitation d’enquêtes auprès des usagers sur trois sites « tests » :

o    autoroute A20 (partie non concédée),
o    réseau VRU nantais,
o    réseau VRU bordelais.

Le site de CORALY à Lyon a également été pris en compte par le biais d’une enquête récente et détaillée réalisée par la société MV2 pour la DDE 69.

Sont présentés ci-après les résultats des enquêtes d’opinion réalisées auprès des usagers sur les trois sites « tests » de l’évaluation : les réseaux de voies rapides urbaines de Nantes et Bordeaux (ALIENOR ainsi que la section non concédée de l’autoroute A20 entre Brive et Vierzon. Les enquêtes ont été réalisées par distribution de questionnaires accompagnés d’une enveloppe pré-affranchie pour la réponse (lettre T), entre le 15 mars 2005 et le 7 avril 2005, c’est-à-dire hors période de vacances scolaires. Les taux de réponse ont été très élevés, voire même inespérés pour ce type d’enquête, comme le montre le récapitulatif ci-dessous :




L’échantillon des conducteurs de VL est majoritairement constitué par des conducteurs aguerris, si l’on en croit les parcours annuels déclarés qui sont de l’ordre de 25 000 km /an.

Concernant les conducteurs de PL, on a relevé  une spécificité nette de l’échantillon nantais. Les entreprises de transport concernées sont majoritairement des entreprises locales ou régionales, la taille de la flotte est plus faible que dans les sites A20 et Bordeaux et la part de chauffeurs déclarant effectuer fréquemment des déplacements internationaux est de moitié inférieure à celle de A20 et Bordeaux. Globalement les conducteurs interrogés sont des conducteurs aguerris puisque 75 % d’entre eux ont plus de 10 ans de conduite professionnelle et 36 % plus de 20 ans. L’échantillon nantais comporte légèrement plus de jeunes chauffeurs (moins de 10 ans d’ancienneté professionnelle).

Considérations générales


Il apparaît un fort consensus sur les trois sites, pour juger que l’information routière est une nécessité (82 % environ), mais l’opinion majoritaire est qu’il existe encore trop de routes sans information (65 % environ).

A une très large majorité ( de l’ordre de 88 %) l’information routière est jugée meilleure qu’il y a cinq ans, utile (de l’ordre de 96 %) et compréhensible (de l’ordre de 92 %). Il y a donc, chez les usagers VL de ces trois sites une image générale très positive. A cet égard, il n’y a pas de grandes différences entre les sites, si, ce n’est que les appréciations portées par les usagers d’A20 sont légèrement plus favorables que sur les sites nantais et bordelais.

L’information routière est jugée utile à la fois pour préparer son voyage ( de l’ordre de 87 %) et pendant le déplacement (de l’ordre de 97 %). L’écart de 10 % entre ces deux réponses révèle toutefois que c’est essentiellement en temps réel (pour signaler les événements) que l’information routière est jugée utile. Cet écart n’est certainement pas étranger au fait qu’une majorité d’usagers (52 %)  estime difficile de s’informer la veille d’un départ.

Enfin, une majorité d’usagers VL (63 % environ en moyenne) estime que les informations fournies pendant les déplacements sont suffisantes, mais des différences sensibles apparaissent entre les trois sites : de 70 % environ sur A20 à 57 % environ à Bordeaux.

Les conducteurs PL ont des opinions similaires :

- un consensus sur la nécessité de disposer d’informations routières ;
- comme pour les VL, l’opinion majoritaire est qu’il existe encore trop de routes sans information (66 % environ) ;
- un consensus très majoritaire sur un constat d’amélioration de l’information routière depuis 10 ans.

On retiendra de ces premiers résultats généraux une image globalement positive de l’information routière et de l’évolution dans le temps de sa qualité, tant au niveau des VL que des PL et sans différences importantes d’appréciation entre les sites.

Les informations utiles

Les usagers VL étaient invités à donner leur avis sur l’utilité de diverses informations susceptibles de leur être fournies soit avant, soit pendant leurs déplacements.




Il existe peu de différences d’appréciation entre les trois sites. La différence la plus notable concerne une sensibilité plus forte des usagers d’A20 aux informations météorologiques et à celles concernant l’état de la chaussée.


Concernant les conducteurs PL, le résultat  qui semble le plus surprenant est le fait qu’environ un quart d’entre eux ne recherchent pas d’informations avant leur déplacement. Parmi ceux qui en cherchent, les différences inter-sites concernant la nature de l’information cherchée sont limitées et les moyens utilisés pour obtenir de l’information sont très classiques :





On constate que les moyens d’information utilisés restent très classiques. En pourcentage par rapport à la taille de l’échantillon (et non par rapport au nombre de citations), on a la répartition suivante des réponses exprimées :

Les conducteurs PL étaient également invités à préciser les moyens d’information qu’ils utilisent pendant leur parcours : PMV et bulletins radios arrivent en tête  (en moyenne 61 % et 70 % environ pour chacun de ces deux modes d’information). Au titre des hétérogénéités entre sites, on peut citer une utilisation notablement plus forte de la radio pour les conducteurs interceptés sur le réseau nantais : prés de 74 % l’utilisent souvent, contre 65 % environ sur A20). Cette constatation n’est peut-être pas étrangère au fait qu’il existe à Nantes une collaboration forte avec les radios locales.

Information routière et comportement

On retiendra globalement qu’un « petit » quart d’usagers VL déclarent être plus calmes et que plus de la moitié déclarent, sous des formes diverses, être plus prudents et/ou attentifs.
Il n’y a pas de différence significative entre les trois sites.

Les conducteurs PL déclarent pour plus de 73 % d’entre eux que l’information routière les a amené à modifier leur comportement sur la route. La prudence et la vigilance sont les attitudes majoritairement mises en avant.
 

Les PMV


On retiendra en conclusion, concernant les PMV, qu’ils ont une bonne image dans l’esprit du public : une nette majorité d’usagers (plus de 80 %) sont tout à fait d’accord ou plutôt d’accord avec le fait que les informations fournies par les PMV sont généralement exactes et généralement utiles. Cette opinion est partagée par les conducteurs de PL qui estiment en outre, à plus de 50 % , que l’information sur PMV n’est pas essentiellement utile aux conducteurs de VL, mais leur est également utile.




Les informations fournies par les radios

Parmi les conducteurs VL (qu’ils soient « réguliers » ou non) il existe une forte minorité (de 20 % à 25 % qui déclare ne jamais écouter les bulletins d’information routière à la radio (ou rarement). Ce pourcentage n’est que de 10 % environ chez les conducteurs de PL.

Chez les conducteurs VL comme chez les conducteurs PL l’écoute de la radio a lieu pendant le déplacement et non pas avant le déplacement. La radio est considérée comme un outil de réaction en temps réel et non un moyen de préparer un déplacement.

Aussi bien parmi la population des conducteurs VL que parmi celle des conducteurs PL, une pratique est largement majoritaire : plus de 65 % d’entre eux écoutent d’autres stations et écoutent 107.7 FM périodiquement pour se tenir informé. Ce résultat n’est pas sans importance car il permet de juger de l’acceptabilité (qui semble modérée) des programmes entre les intervalles des bulletins. Si les réponses sont à peu prés homogènes au sein des VL, on note une fois de plus, une singularité des réponses PL sur A20 où l’écoute permanente de 107 .7 FM représente 25 % des réponses (contre 9,6 % à Bordeaux et 16 % à Nantes).

Les services d’information téléphonique (Audiotex par exemple)


Les services d’information téléphoniques, du type Audiotex, sont peu connus et peu utilisés.
Plus de 50 % des conducteurs de VL déclarent ne pas les connaître et environ un tiers de ces conducteurs déclarent les connaître mais ne pas les utiliser. Parmi les conducteurs PL, ces pourcentages sont inversés (plus de 50 % déclarent connaître ces services mais ne pas les utiliser).
Le sous-échantillon de 200 personnes qui a fourni une réponse juge très majoritairement (plus de 85 %) que les informations fournies par les services téléphoniques sont compréhensibles et utiles. Par contre des réserves sont émises sur la possibilité d’obtenir rapidement l’information recherchée.
Parmi ces usagers, environ 30 % déclarent qu’ils continueraient à utiliser Audiotex si le coût était porté à 0,20€ par minute

Les informations sur Internet

Les information obtenues par Internet n’induisent pas de modification dans le choix du mode de transport et ne conduisent que très rarement à annuler un déplacement. Par contre 70 % environ des usagers VL déclarent qu’il leur est arrivé de modifier l’itinéraire qu’ils avaient prévu et 50 % environ les horaires de leur déplacement, suite à des informations obtenues sur Internet. Il n’apparaît pas de différence notable dans les comportements déclarés selon que l’information est reçue via Internet ou via une station de radio.

Les autres moyens de diffusion de l’information routière

Les systèmes de navigation avec RDS-TMC ainsi que les messages dédiés sur WAP sont inconnus de 60 % à 70 % des usagers VL et ne sont utilisés que par une minorité d’entre eux.




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