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Temps
de parcours dans la vallée de l’Oisans : évaluation
de l’algorithme « temps de parcours »
développé par le LICIT
Dans le cadre du
projet SERTI, la DDE de l’Isère met en oeuvre une
expérimentation relative à l’affichage des temps de
parcours entre Grenoble et les stations de l’Oisans, basée
sur une technologie de lecture automatique de plaques
minéralogiques par caméras vidéo.
Le matériel de lecture et d’enregistrement local des
plaques (caméras, électronique, logiciel) a
été mis en place en décembre 2003 sur trois sites.
Seul le sens de « montée » vers les stations est
traité. Le LICIT (laboratoire commun entre l’INRETS et
l’ENTPE a développé un algorithme des temps de
parcours qui devront être affichés sur les panneaux
à message variable (PMV) à partir des données de
lecture de plaques. La ZELT a été chargée
d’évaluer cet algorithme.
La longueur totale de l’itinéraire expérimenté de 8,7 km.
Les dispositifs de Drac (photo de gauche) et Saut du Moine (photo de
droite) sont positionnés au sol sur le bas-côté et
sont protégés dans un caisson métallique gris. La
caméra, non visible sur ces images, se situe à environ 1
mètre de hauteur et est dirigée vers la plaque
arrière des véhicules du sens de circulation
concerné par l’expérimentation. Toutefois, comme on
peut l’imaginer d’après la photo de droite, sur le
site du Saut du Moine, le système peut enregistrer les
immatriculations de véhicules en sens inverse car la
caméra n’a pas pu, pour d’autres raisons techniques,
être orientée de façon suffisamment
sélective.
Sur le site de Cornage, le
dispositif est positionné en hauteur, à droite au niveau
du PMV. La caméra est dirigée vers la plaque avant des
véhicules.
Résultats
L’évaluation a montré de très bonnes
performances d’ensemble de l’algorithme de calcul des temps
de parcours développé par le LICIT.
Les écarts mesurés entre les temps de parcours
réels observés et les temps de parcours calculés,
virtuellement affichés aux conducteurs sur PMV, résultent
principalement du parti pris de non anticipation de
l’évolution des temps de parcours. Rappelons que le
principe retenu consiste, pendant une période de 3’,
à afficher en début de parcours, le temps résultat
de l’algorithme appliqué aux véhicules sortis
pendant la période précédente.
De fait, les écarts les plus significatifs sont observés
pendant les périodes subissant de fortes évolutions des
temps de parcours, c’est-à-dire les périodes de
formation et surtout de résorption des bouchons.
De façon à coller le mieux aux conditions de mise en
œuvre du système d’affichage des temps de parcours
vers les stations de l’Oisans en période de pointe du
trafic hivernal, et à rester dans les conditions les plus
défavorables en terme de performance de l’algorithme, nous
avons choisi de présenter ci-après les résultats
d’évaluation réduits à la période de
bouchon du samedi de Pâques, à savoir le 10 avril 2004 de
8h à 19h. L’échantillon traité comporte 3900
véhicules dont le temps de parcours, variable de 8’
à 50’, est en moyenne de 26’, ce qui
représente une vitesse moyenne de 20 km/h.
Sur l’ensemble du parcours Drac Cornage, l’amplitude
moyenne des écarts entre valeurs réelles et
affichées est de 4’30’’ (soit 20 %) pour
l’algorithme utilisant 2 caméras et
3’20’’ (soit 16 %) pour l’algorithme en
utilisant 3. L’apport de l’utilisation de la caméra
intermédiaire est ainsi estimé comme un gain de 25 % en
terme de précision des temps de parcours affichés. Le
recalage de l’affichage au point intermédiaire
s’avère intéressant par la réduction
à 14 % de l’écart relatif moyen.
Au moment de la résorption du bouchon, les écarts,
traduisant une sur-estimation de l’algorithme, peuvent atteindre
des valeurs importantes : le maximum atteint avec 2 caméras est
de 26’, soit environ 50 % du temps de parcours maximum. Sur ce
point l’apport de la troisième caméra est
substantiel puisqu’il limite l’écart maximum
à 17 min soit environ 1/3 du temps de parcours maximum. Le
recalage au point intermédiaire réduit
l’écart maximum sur le 2ème tronçon à
10 min.
Le meilleur indicateur retenu pour juger de la performance
d’ensemble de l’algorithme est le pourcentage de
véhicules pour lesquels l’écart entre le temps de
parcours affiché et le temps de parcours réel
dépasse la barre psychologique de 5’. Pendant le bouchon
du samedi de Pâques 2004, de 8h à 19h, cette part est
estimée à 30 % pour l’algorithme utilisant
seulement 2 caméras pour l’ensemble du parcours Drac
Cornage et à 22 % pour l’algorithme utilisant une
troisième caméra au point intermédiaire de Saut du
Moine. On retiendra donc l’intérêt primordial de la
caméra intermédiaire, d’autant que si on
l’utilise pour une mise à jour de l’affichage des
temps de parcours entre Saut du Moine et Cornage, le pourcentage
d’écarts supérieurs à 5’ sur le
deuxième tronçon est réduit à 9 %.
On conclura par de très
bonnes performances de l’algorithme de calcul des temps de
parcours développé par le LICIT, dans sa configuration
optimale utilisant 3 caméras avec recalage de l’affichage
des temps de parcours au point intermédiaire.
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